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De St-Louis au Fouta
La terre des nomades sédentarisées
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temps s'arrête. Sur cette terre aux espaces grandioses, les
villages sont des havres d'ombrage et de paix. Les grands
chemins sont parcourus de troupeaux au noble port et conduits
par de jeunes peuhls ou leurs pères qui savent tout
sur le territoire que nous vous faisons découvrir. Votre attention
sera attirée par les constructions en terre crue et les cases
de branchages savamment conçues. Nous vous accompagnerons
sur les marchés hebdomadaires où la vie économique bat son
plein. |
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Sites à découvrir
sur la route du Fouta :
La station de pompage de Mbakhana,
vieille de plus d'un siècle, conserve encore les
plus anciennes machines à vapeurs de l'Afrique Noire. Véritable
prouesse technique à l'époque, elle avait pour fonction
d'approvisionner Saint-Louis en eau douce tout au
long des sept mois que durait la décrue. D'autres installations
furent par la suite réalisées pour satisfaire la demande
croissante de Saint-Louis en eau potable. L'usine
resta en activité jusqu'en février 1952…
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Richard-Toll est devenu ville grâce
à la Compagnie Sucriére Sénégalaise qui,
depuis 1967, a multiplié la production de canne sur des
sols jadis ingrats et asséchés. La ville vie au
rythme de la compagnie sucrière qui assure la presque
totalité des revenus de sa population. Elle fut par le
passé un centre important dont le nom reste lié au jardinier
Richard que le Baron Roger, Gouverneur du Sénégal, (1822-1827),
fit venir dans le cadre de la politique de colonisation
agricole.
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| L'importance
du projet d'accumulation de plantes importées est attestée par
la "folie" du Barron Roger et son parc, bâtisse imposante à l'étage
avec sa façade monumentale, ses colonnades et son grand escalier.
On imagine du temps du Baron, la beauté et le ravissement de ce
petit château enfoui dans un foisonnement d'essences rares... |
A 19 km de
Richard-Toll, vers l'est, on découvre une des plus vielles escales
sénégalaises : Dagana.
Aujourd'hui assoupie économiquement, dépendante de la ville sucrière,
elle revèle son importance de l'époque de la traite par
l'alignement le long des quais de belles maisons coloniales. Du
fort, la garnison militaire surveillait les mouvements ennemis
et veillait sur le commerce fluvial. L'édifice de la préfecture
mérite le détour…
En quittant Dagana, on sort progressivement du "pays
Wolofs" pour s'engager dans le Fouta. Les paysages
d'acacias se densifient quelque peu tandis que les petits bourgs
Wolofs cèdent aux hameaux Peuls et villages Toucouleurs
et Maures.
A quelques Kilomètres de Thillé Boubacar, à droite, se
niche entre les dunes de sable, le village de Ndiayéne Pendao
dont la particularité artisanale est la fabrication par les Maures
de belles nattes de roseaux tressées avec de fines lanières de
cuir et dont les mosaïques sont inspirées de la tradition ancestrale.
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Avant de franchir
le pont sur le Doué, faire le détour jusqu'au village
de Wouro Madiyou. Vous y verrez le mausolée de Cheikh
Ahmadou Madiyou, bel édifice, avec ses baies et mosaïques
de céramique, d'inspiration arabe, insolite et unique dans la
région.
C'est ensuite l'étape de Podor,
sur le fleuve Sénégal. Le fort actuel fut construit en
1744, sous la direction du Capitaine de génie Faidherbe.
Devenu Gouverneur du Sénégal, il conforte le rôle d'escale de
traite de Podor. Le fort, les quais plantés de cailcédrats
centenaires et les anciens comptoirs, témoignent encore de ce
passé. |
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L'île à Morphil :
Cœur historique du Fouta, l'île à Morphil
est enfermée entre le fleuve Sénégal au Nord et la rivière
du Doué au Sud. De Podor, vous irez au village
de Donaye, village riverain du fleuve, aux habitations
traditionnelles en banco, mélange de terre, de fibres
et d'eau. Dans les villages voisins on peut voir des mosquées
construites en briques de banco et enduites d'argile. L'architecture
de ces édifices rappelle quelque peu le style Soudanais.
En extension 1 journée et une nuit
:
Pour la forte colonie d'émigrés Al-pulaars, la réussite
n'a de sens que dans l'investissement au terroir. On est très
souvent frappé par le gigantisme des mosquées, mais aussi par
l'insolite et parfois la démesure de certaines habitations.
On accède à Matam par une bretelle de 10 km à
partir de Ourossogui. La ville s'étend de part
et d'autre du centre commercial, alignée le long du fleuve en
une mince bande : en aval, les quartiers traditionnels, en amont
le quartier de l'escale, très urbanisé qui regroupe tous
les services administratifs logés dans les vieux bâtiments coloniaux.
Certains édifices de l'époque, de même que le fort, furent engloutis
par les crues du fleuve. |
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En fait, la ville
se situe sur une zone inondable aussi est-elle protégée par
de puissantes digues. L'escale fut dans le passé le centre
d'une région considérée pendant longtemps comme le grenier à
mil du Sénégal et le carrefour des routes du Ferlo,
de l'arrière pays Mauritanien et des villages en amont.
Sachant que la liste ne pourrait être exhaustive, nous préférons
réserver la part de surprises qui vous attendent et bien d'autres
curiosités…
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- Circuit 3 jours et 2 nuits : St-Louis,
Mbakhana, Richard Toll, Dagana, Podor,
L'île à Morphil.
- Extension possible 1 jour, 1 nuit
: Matam Keur Omar Sarr (samedi) ou le Djoudj
Les épopées des héros historiques de cette région vous seront
racontées par les érudits, griots et conteurs à votre demande.
Ils ne manqueront pas de vous narrer l'histoire de El-hadjar
Oumar Tall le marabout qui combattu les païens et les convertit
à l'Islam après d'innombrables Djihads (guerres saintes)."Le
marabout guerrier du fouta" combattu aussi au nom de la
guerre sainte la colonisation française, certes sans
succès mais son nom reste à jamais lié à l'islamisation
de la vallée du fleuve et les mosquées Omariennes sont encore
bien en place pour témoigner de cette époque glorieuse du royaume
des nomades sédentairisés du Fouta Torro. |
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